Collectif de journalistes et photographes
Rechercher :
Accueil / Articles / Politique

François Bayrou se prend-il pour Magritte ?

Publié le 22 novembre 2011 par | Politique  
François Bayrou était à Sciences Po Aix-en-Provence lundi 21 novembre pour évoquer les grands axes de sa future campagne. Une conférence - ou plutôt un "dialogue direct" selon le MoDem - au cours de laquelle l'éducation et la crise financière ont largement dominé les échanges. Si vous avez raté notre live-tweet, voici les grands axes de la conf', marquée par une référence au peintre surréaliste belge et au fameux optimisme afghan.  

Pour s'y retrouver dans cette conférence, nous avons classé -  d'une manière assez arbitraire (avouons-le) -  les extraits de citations selon 4 catégories : Tout fout le camp..., Mais j'ai des idées !, C'est pas faux, et Best Of.


Tout fout le camp... :
 
"J'avais précisément indiqué l'enchainement de causes et de conséquences qui nous ont conduit où nous sommes".

"La confiance a fui la zone euro [...] nous sommes avec une épée de Damoclès au dessus de nos têtes".

"Nous avons cessé de produire en France, et sommes obligé d'acheter à l'extérieur ce que nous consommons".

"[La France] a gardé le haut de la pyramide industrielle en perdant tout le bas".

"Tout ce qui fait un pays respectable et respecté n'existe pas en France".

"Nous étions un pays qui s'honorait de dire 'ce n'est pas la force qui fait le droit', pas même la force de l'argent".

"L'idée européenne est profondément en crise".

"Ceci n'est pas une pipe, et ceci n'est pas un billet de 10 euros" dit-il en exhibant un billet de 10 euros. Et oui, le billet ne vaut que la signification qu'on lui donne : "La monnaie, ce n'est que de la confiance" renchérit Bayrou. Mais ceci est-il Bayrou ?

"Ce ne sont pas les banques qui ont pris des risques, ce sont les Etats qui ont créé des situations".

"L'aspiration écologiste n'est pas résolvable à droite comme à gauche".

"Il va falloir une majorité nouvelle pour sortir le pays de la crise, où des gens étaient jusque là opposés". 

"Il n'est pas vrai qu'on créera 60-70 000 postes de profs".

 Mais j'ai des idées ! :
 
"Il faut se remettre à produire en France".

"Les secteurs de production doivent se reconquérir par le haut de gamme".

"Je propose que les grandes entreprises transmettent tout ce qu'elles savent aux PME en matière de numérisation".

"Les consommateurs français [devraient] être incités à acheter français".

"Je propose de baisser les dépenses de 50 milliards et d'augmenter les recettes de 50 milliards".

"Il faut mettre à contribution les revenus les plus importants".

"Je propose d'augmenter la TVA de 2 points".

"Je compte garantir dans l'avenir le niveau de dépense éducative du pays".

"Je garantirai les moyens [du système éducatif] pour qu'on arrête de faire disparaître les postes".


C'est pas faux :
 
"Un milliard, c'est mille millions d'euros".

"Avoir une monnaie qui tombe, ce n'est pas bon signe".


Best Of :
 
"Regardez l'amphi : y a pas beaucoup de jeunes issus de l'immigration". Là ça a tout de suite moins rigolé dans l'amphi de Sciences Po Aix.

[à un étudiant affilié au PCF] "Puisque vous êtes communiste, il faut que je vous aide !"

"Les Afghans sont plus optimistes que nous ne le sommes !".

En réponse à une question sur les annonces prochaines des candidatures de Morin, Boutin et Lepage : "A l'élection présidentielle, une seule chose compte, c'est la crédibilité".


Retrouvez toutes ses citations (et nos commentaires bien sentis) dans notre live-tweet d'hier.


La rédaction de Press On
Photos : Mélina Huet

P.S. Et n'oubliez pas de vous inscrire sur les listes électorales, hein ?



comments powered by Disqus