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Plants & Animals : dernière révélation de la scène indie-folk montréalaise

Publié le 06 juin 2011 par Camille Larbey | Culture  
Comment se porte la scène indie rock montréalaise aujourd’hui ? Très bien, merci. Depuis Arcade Fire en 2004, la capitale québécoise nous livre régulièrement des pépites tels We are Wolves, The Unicorns, Wolf Parade ou encore The Lovely Feathers. La dernière perle se nomme Plants & Animals.
Après un EP baptisé With/Avec, parut en 2007 au Canada, le groupe sort en 2008 son premier album, « Park Avenue ». Deux ans de travail furent nécessaires pour aboutir à 60 minutes d’une manufacture impeccable. Chaque chanson a la particularité de nous évoquer un artiste ou un groupe que l’on aime : Crosby, Still, Nash & Youg sur « Keep It Real », du Nick Drake sur « Early In The Morning ", du Arcade Fire sur « New Kids in Love » ou du bon Coldplay sur « Bye Bye Bye ». Bien que Plants & Animals soit un trio, les arrangements permettent de créer une richesse musicale sans tomber dans le grandiloquant. Saxophones, cordes, chœurs, handclaps, tout est bon pour créer univers tamisé de rock, où une foule d’influences se télescopent : afro-beat, folk, blues, jazz psychédélique. Après le Canada et les Etat-Unis, c’est enfin à l’Europe de s’emparer de ce groupe. Pour sa première tournée sur le vieux continent, Plant & Animals s’arrêteront à Berlin et Cologne. Ne manquez pas de découvrir la nouvelle valeur sûre québécoise. Pour la Gazette, Matthew ‘the Woodman’ Woodley , batteur de Plants & Animals répond à nos questions.

Quelle est la genèse du groupe ?

A la base c’est Warren et moi, nous nous connaissons depuis l’âge de 12 ans. Nous nous sommes rencontrés dans une petite ville du Canada et on a joué de la musique ensemble durant l’école secondaire. Puis nous avons déménagé à Montréal pour aller à l’université. Là, Warren et Nicolas se sont rencontré. Ensuite on a commencé à jouer ensemble plutôt sur des projets musicaux reliés à l’université et de là le groupe a évolué.

Une explication derrière votre nom de groupe ?

Non, pas vraiment. C’est quelque chose qu’on a trouvé comique. Je pense que ça marche bien comme nom de groupe.

Vous parlez tous les trois parfaitement français, pourquoi avoir choisi de chanter en anglais ?

Ma langue maternelle, et celle de Warren, c’est l’anglais. Et comme c’est Warren qui écrit les paroles c’est comme ça, on chante en anglais! Nicolas est québécois mais comme il ne chante pas.... L’anglais c’est notre langue, notre culture musicale.

Première venue sur Berlin ?

Pour jouer de la musique, oui. J’ai visité la ville il y a un an et demi pour voir les amis et la famille. Mais j’ai hâte d'y retourner car j’aime beaucoup cette ville.

C’est votre première tournée en Europe, vous avez une manière particulière d’appréhender un public qui ne vous est pas encore familier ?

 Oui, avec notre musique, c’est aussi simple que ça. Certes, on est plus connu en Amérique du Nord où l’on avait l’habitude de jouer comme première partie. On a un peu de pression à l’idée de créer de nouvelles connexions avec un public qui ne nous connaît pas. Mais on aime bien cette idée de challenge et on a hâte de commencer.

En ce moment vous êtes à Paris pour l’enregistrement de votre second album, comment cela se passe ?

Très bien ! Nous sommes dans un studio manoir résidentiel en dehors de la ville. On y vit depuis deux semaines et on fait le mixage de l’album.On est en pleine campagne donc c’est vraiment l’environnement idéal. On a pas les distractions de la vrais vie (rires). Le lieu est absolument fantastique : la console, les équipements, l’ingénieur, c’est le paradis créatif. Bien qu’on travaille beaucoup, on à l’impression d’être en vacances.

Depuis plusieurs années, on assiste à l’explosion de la scène indie-rock montréalaise. Quelles peuvent être les raisons d’un tel succès ?

On nous pose souvent cette question. On va à New York et les gens nous demandent « Qu’est ce qui se passe à Montréal ? ». En 2004, quand Arcade Fire à explosé tout le monde pensait que cela ne resterait qu’une petite butte dans le radar des médias ou la saveur du jour qui ne durerait que deux mois. Mais je sens qu’il y a quelque chose de nettement fort dans la scène montréalaise : il y a beaucoup de groupes, il y a beaucoup de salles, il y a beaucoup de studios avec des gouts estéthique semblables. Cette scène musicale, c’est comme un village dans une grande ville. Non pas que tout le monde se connaisse, mais tout le monde se connaît au moins à deux degrés de séparation. On travail tous ensemble, avec les uns, avec les autres, et cela crée, à mon avis, un écosystème « healthy »

Propos recueillis par Camille Larbey
Article publié dans La Gazette de Berlin, le 05/10/09

 

http://www.myspace.com/plantsandanimals


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L'auteur : Camille Larbey


Camille Larbey Mes articles

Formation : Master d'Histoire, spécialisé dans le Cinéma allemand.

Participation à : Le Parisien, Metronews, Rue89, Technikart, L'Expansion, La Gazette Drouot, So Film, Le Nouvel Obs, Détours, The Drone, Gonzaï, StreetPress, Bien-dire, Vice, Vocable, Social Media Club, Ithaac, Longueur d'Ondes, La Gazette de Berlin, Écoute, World Photo Report, Rockcover, Evous.fr, Smart.

Berlin, mise en scène. publié chez Espaces & Signes.


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