Collectif de journalistes et photographes
Rechercher :
Accueil / Articles / Culture

Tête à tête avec Franklin

Publié le 02 décembre 2011 par Camille Larbey | Culture  
Il arrive que certains artistes choisissent la solitude pour mieux composer une musique introspective, empreinte d’écorchures et sentiments profonds. Cliché ou vérité, ce cas de figure ne s’applique pas au montpelliérain Frank Rabeyrolles, dit Franklin.

Réalisé dans une chambre, « Artificial Light », son second album, est bâtit selon une formule précise : « je travaille avec des idées de lumières, de contrastes, de formes. Il ne faut pas forcement chercher un sens fort ou métaphysique. Je voulais simplement jouer aussi. » De son propre aveux « Franklin est un projet récréatif ». L’album est un doux mélange d’indie pop, de folk et d’électronique, syncrétisme de ses influences : «  j’ai toujours eu ce coté dichotomique. J’ai toujours écouté du rock - Neil Young ou le Velvet underground - mais quand j’ai découvert Aphex Twin et les 2 grosses claques de la fin des 90’s, le son des labels Warp et Mo’Wax, ça m’a ouvert des portes dans la manière de composer. » La réussite d’ « Artifical Light » réside dans la mosaïque sonore de chaque morceau. Franklin appose des virgules ambient, intermèdes folk, ruptures 8-bit, et autres échappées sonores. « Je revendique ce coté bricolage, touche-à-tout, c’est un peu ma marque de fabrique. » explique-t-il. Solitaire mais pas ermite pour autant, Frank Rabeyrolles a fondé le label Wool Recording : « J’en ai fait des labels et éditeurs, mais quand on fait une musique singulière, la seule personne qui puisse finalement la défendre, s’est soi-même. En créant Whool, c’était une façon d’être indépendant. » Sur l’une des compilations de  Wool Recording, Frank peut se targuer d’avoir été le premier en France à faire connaître Connan Mockasin, bien avant l’explosion mondiale de l’artiste Néo-Zélandais. Autre pépite dénichée et qui commence désormais à faire parler de lui  : le producteur Com Truise, auteur d’un remix très eighties du titre  I Know  de Franklin. « J’adore farfouiller de nouvelles musiques », concède Frank, et jusque là il a plutôt eu le nez creux.  Musique acoustique/musique électronique, solitaire/bien entouré, artiste/patron de label : Franklin a fait de la schizophrénie une attitude productive et féconde. Bien lui en prit.


Myspace de Frankin

 

Camille Larbey
Article publié le Longueur d'Ondes n°62
comments powered by Disqus

L'auteur : Camille Larbey


Camille Larbey Mes articles

Formation : Master d'Histoire, spécialisé dans le Cinéma allemand.

Participation à : Le Parisien, Metronews, Rue89, Technikart, L'Expansion, La Gazette Drouot, So Film, Le Nouvel Obs, Détours, The Drone, Gonzaï, StreetPress, Bien-dire, Vice, Vocable, Social Media Club, Ithaac, Longueur d'Ondes, La Gazette de Berlin, Écoute, World Photo Report, Rockcover, Evous.fr, Smart.

Berlin, mise en scène. publié chez Espaces & Signes.


Médias : Presse écrite, WEB.

Bio : Cultures